Cabinet de Titon, Maximilien

Cité par Bonnaffé

"Mort en 1711. Direc­teur géné­ral des manu­fac­tures et maga­sins royaux d'armes, secré­taire du roi ; à Paris, rue de Mon­treuil.

La mai­son de Titon était renom­mée pour l'élégance de sa déco­ra­tion inté­rieure et la beau­té des jar­dins. Sculp­tures de Coli­gnon, pein­tures de La Fosse, un pla­fond par Jou­ve­net, "une tapis­se­rie de haute-lice rele­vée d'or, d'un des­sin sin­gu­lier, un cana­pée avec des fau­teuils et des tabou­rets d'un ouvrage à petits points par les plus habiles maîtres, dans des fonds d'or très riches, rap­por­tez sur du velours vert" ; por­traits de la famille de Lou­vois et de Le Tel­lier, très beaux bronzes, une figure équestre du roi "en acier fon­du, ter­mi­né avec un très grand soin et doré avec dépense". Dans la petite cha­pelle , une Vierge en bas-relief de Ger­main Pilon. Les appar­te­ments du pre­mier étage "sont rem­plis de quan­ti­té de tableaux curieux, de bronzes et de meubles très propres." Bustes de marbre, globes du P. Coro­nel­li, fleurs par Fon­te­nay ; le pla­fond peint par Fon­te­nay et Poer­son. Dans l'oratoire, une Des­cente de croix de Bou­logne et une Ado­ra­tion des Mages de Colom­bel.

Evrard Titon du Tillet (1677–1762), fils du pré­cé­dent, conseiller au Par­le­ment, ajou­ta de nou­veaux embel­lis­se­ments à la col­lec­tion. […] La mai­son de Titon, rue de Mon­treuil, a été détruite en 1872 pour le per­ce­ment d'une rue ; on a conser­vé quelques boi­se­ries et les plus belles che­mi­nées.

$31, I, 341, 358 ; 1713, II, 103. — $73 — Alma­nach des beaux-arts, 1762. — $25, II, 581."