Articles scientifiques

Cabinet du commandeur de Sayves

Plus de vingt ans après sa création en 1773, le Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble héritera encore d’un dernier cabinet de curiosités dauphinois : celui de l’un de ses fondateurs, le marquis Gaspard de Sayves, commandeur de Malte.

L’aube des Lumières dans les musées anglais

Cet article a été originellement publié dans Curiosité et cabinets de curiosités, Neuilly, Atlande, 2004, p. 147-154.

L’Influence des naturalistes et des cabinets de curiosités germaniques dans la genèse du Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble (1773-1839) : le cas du cabinet de curiosités de l’archiduc Ferdinand II du Tyrol

Si les recherches conduites jusqu’à présent en histoire et en botanique ont montré l’importance de l’Italie dans la genèse du Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble au 18e et au 19e siècles, l’intérêt de l’ancêtre de l’actuel Muséum de Grenoble pour les pays germaniques est resté quant à lui moins connu. Naturalistes dauphinois et savants germaniques nouèrent cependant très tôt des contacts, si bien que les influences réciproques de ces échanges dans leurs travaux sont nombreuses. C’est Dominique Villars (1745-1814), médecin botaniste et acteur depuis Grenoble d’un vaste réseau savant en Europe, qui assura la synthèse de toutes les influences reçues. Il fut l’auteur en 1786 d’une Histoire des plantes de Dauphiné, véritable exploration de la flore dauphinoise.

Grünes Gewölbe, le cabinet de curiosités d’Auguste le Fort à Dresde : Les collections de la cour de Dresde, reflet de la richesse minière de la Saxe

Le cabinet de curiosités de l’abbaye de Saint-Antoine : un cabinet de curiosités dauphinois légué au Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble en 1777

Résumé : le Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble, ancêtre du Muséum actuel, a été créé en 1773. Un premier historique mentionne tous les cabinets d’où il était issu : un cabinet dauphinois -celui des Antonins-, et deux cabinets grenoblois -celui du négociant grenoblois Raby l’Américain et celui du père Ducros, premier garde du Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble2. Une caractéristique commune permet de rattacher ces trois cabinets aux cabinets de curiosités du début du XVIIIe siècle : l’hétérogénéité de leurs collections. Les curieux qui les avaient rassemblées avaient en effet réuni autour d’eux des minéraux, des fossiles, des instruments de chimie et d’astronomie, des costumes étrangers, des animaux, des coquilles, des bronzes, des monnaies, des droguiers et des momies. Des trois cabinets, le cabinet des Antonins était le plus ancien. Légué au Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble en 1777 afin d’en constituer les premières collections, il avait été rassemblé en Dauphiné à l’abbaye de Saint-Antoine entre 1752 et 1761. C’est Jean-François Champollion, garde du Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble, qui dressera en 1811 et 1812 les premiers inventaires des spécimens d’histoire naturelle compris dans les collections égyptiennes du cabinet de curiosités des Antonins.

Sur les cabinets de curiosités dauphinois légués au Cabinet d’histoire naturelle de Grenoble

Scénographie des jardins de « plantes et arbres curieux » 1537-1631

Laurent Paya fait partie de l’équipe du Cesr (Tours) et d’ Artopos, Jardin et Paysage (Montpellier)

La collection de plantes comme forme matérielle d’appréhension de la nature : le cas de Montpellier, XVIe – XVIIIe siècles

Flore César est doctorante en Histoire de l’Art à l’Université de Montpellier. Sa thèse porte sur « Collectionnisme et curiosité à Montpellier du XVIe au XIXe siècle ».