Cabinet de Camps

Cité par Bonnaffé

1639–1721. Abbé de Signy, dans le dio­cèse de Reims. « Il savoit beau­coup, avec de l’esprit et du juge­ment, de la viva­ci­té et quel­que­fois de l’âcreté. Il pas­sa sa longue vie de quatre-vingt-deux ans à Paris, la plu­part du temps dans sa belle biblio­thèque, à tra­vailler et à étu­dier ; il voyoit bonne com­pa­gnie, force savans aus­si et se fai­soit hon­neur de son bien, mais avec mesure et sagesse ; esti­mé et consi­dé­ré, bien reçu par­tout ». (Saint-Simon) — Médailles ; une des col­lec­tions les plus consi­dé­rables du royaume, « com­po­sée de ce qu’il avoit de plus beau dans plu­sieurs suites célèbres, comme celles du car­di­nal Maxi­mis, de Bon­fils (v. ce nom) et autres ». — Pein­tures : la Vierge et l’Enfant Jésus de Raphaël (appar­tient au duc d’Aumale) ; l’Enfance de Jupi­ter de Jules Romain (Natio­nal Gal­le­ry de Londres) ; Sal­ma­cis de l’Albane et la Sainte Famille, dite la Laveuse, du même ; la Pré­sen­ta­tion au temple du Guer­chin et le Saint Fran­çois du Guide. Tous ces tableaux, sauf le der­nier, ont appar­te­nu au Régent.

La col­lec­tion des médailles de l’abbé de Camps, ache­tée par le maré­chal d’Estrées, a pas­sé dans le Cabi­net du roi. Vaillant a publié l’explication d’une par­tie des médaillons.

L’évêque de Mende, plus tard arche­vêque d’Alby, Ser­ro­ni (v. ce nom) confia l’organisation de son cabi­net à l’abbé de Camps.

Spon lui avait ven­du des médailles dont il parle dans ses Recherches curieuses.

$6, II, 691. — $54, I, 367. — $69, XVIII, 420 ; XX, 391. — $30, XV, 458. — $57, 228. — $56$31$67, 180, 203.