Cette journée d'étude s'est tenue le 26 novembre 2016 à la Villa Vassiliev à Paris (21 avenue du Maine, 75015)

Jour­née d’étude orga­ni­sée par Lotte Arndt (théo­ri­cienne, Goethe Ins­ti­tut Fel­low à la Vil­la Vas­si­lieff), avec Bian­ca Bal­di (artiste), David Dibo­sa (his­to­rien de l’art, com­mis­saire d’expo­si­tion), Brit­ta Lange (cher­cheuse), et Kers­tin Stoll (artiste), ain­si qu’Elsa Michaud & Gabriel Gau­thier (artistes).

Lorsqu’ils accè­dent au domaine des musées et des expo­si­tions, les arte­facts sont dépla­cés (à tra­vers une opé­ra­tion de tra­duc­tion) d’un ordre signi­fiant à un autre. Leur nou­veau sta­tut gomme le contexte his­to­ri­que de leur fabri­ca­tion et de leur col­lec­tion, la "bio­gra­phie de l’objet", y com­pris les dif­fé­ren­tes appro­pria­tions, re-signi­­fi­­ca­­tions et re-loca­­li­­sa­­tions phy­si­ques qu’il expé­ri­mente.
Cette jour­née d’études pro­pose un dia­lo­gue entre dif­fé­ren­tes appro­ches qui remet­tent en ques­tion les “moda­li­tés d’ins­tal­la­tion cen­trées sur l’objet, réi­fian­tes, qui mal­gré trois décen­nies de cri­ti­que post-struc­­tu­­ra­­liste et post­co­lo­niale domi­nent encore exclu­si­ve­ment les dis­po­si­tifs de pré­sen­ta­tion muséaux” (comme le rap­pelle l’his­to­rienne de l’art et conser­va­trice Ruth Phil­lips).
Extraits d'un texte de Lotte Arndt, à lire inté­gra­le­ment ici : http://www.villavassilieff.net/Lotte-Arndt-Eve­ne­ments

 

PROGRAMME

14h-14h10 : Accueil par l’équipe de la Vil­la Vas­si­lieff

14h10-14h25 : Intro­duc­tion par Lotte Arndt (théo­ri­cienne, Goethe Ins­ti­tut Fel­low à la Vil­la Vas­si­lieff)

14h25-14h55 : Brit­ta Lange (cher­cheuse en cultu­ral stu­dies, Ber­lin) : « Mou­lages raciaux », des col­lec­tions sen­sibles. En conver­sa­tion avec Kers­tin Stoll (artiste).

Des mou­lages en plâtre de per­sonnes « exo­tiques », « natu­relles », des colo­ni­sés datant de la fin du XIXème et de la fin du XXème sont conser­vés dans de nom­breuses col­lec­tions anthro­po­lo­giques en Europe, dans les musées comme dans les ins­ti­tu­tions aca­dé­miques. Ces « repré­sen­ta­tions raciales » ont ser­vi d’artefacts scien­ti­fiques notam­ment pour des études mor­pho­lo­giques mais était aus­si pré­sen­tées comme pièces maî­tresses, spec­ta­cu­laire aux yeux du public des métro­poles euro­péennes. Parce que ces plâtres étaient mou­lés sur des per­sonnes bien vivantes et vivant dans des condi­tions pré­caires, ces objets forment aujourd’hui ce qui devrait être consi­dé­ré comme des col­lec­tions sen­sibles et les dis­cours pro­duits autour d’eux néces­sitent des pré­cau­tions. Au cours de cette inter­ven­tion, Brit­ta Lange revien­dra sur le cas des mou­lages en plâtre réa­li­sés par Otto Finsch en « Micro­né­sie » en 1882, juste avant l’officialisation de la colo­ni­sa­tion alle­mande. Les empreintes néga­tives de ces mou­lages sont aujourd’hui conser­vées dans les réserves muséales alors que des copies cir­culent dans le reste du monde.

14h55-15h10 : conver­sa­tion avec le public

15h10-15h40 : Bian­ca Bal­di (artiste, Bruxelles) : Le singe de Braz­za

Dans ses recherches actuelles, Bian­ca Bal­di déroule le récit d’une situa­tion de confron­ta­tion qui a pris place au sein d’un duo dés­équi­li­bré, réuni sous un même nom : De Braz­za. Zero Lat­ti­tude, une œuvre sur laquelle l’artiste tra­vaille depuis 2014, se concentre sur la figure de l’explorateur fran­çais Pierre Savor­gnan de Braz­za (1852–1905) et d’un pri­mate qui porte son nom. Le singe de Braz­za, ou Cer­co­pi­the­cus neglec­tus est une espèce de singe de l’Ancien Monde endé­mique dans les zones humides de l’Afrique cen­trale. Le singe observe le voyage de Braz­za, qui tra­verse la région avec un char­ge­ment d’équipements occu­pant fré­quem­ment le second plan des pho­to­gra­phies de son expé­di­tion. Les carac­té­ris­tiques attri­buées au voya­geur euro­péen convain­cu de sa mis­sion colo­ni­sa­trice (comme les lits de camp dif­fu­sés avec soin par Louis Vuit­ton) sont mises en ten­sion pour oppo­ser l’explorateur au singe, être de nature, [et de] la jungle à celui de l’homme culti­vé. Bal­di sou­ligne néan­moins que « l’odeur des créa­tures lui rap­pelle la sienne » et qu’il voit appa­raître dans des moments d’inattention une « res­sem­blance, libé­rée des contraintes sociales ».

15h40-15h55 : conver­sa­tion avec le public

15h55-16h10 : Pause

16h10-16h40 : David Dibo­sa (his­to­rien de l’art et com­mis­saire, Londres)
Retour sur « La Java­naise » : Les musées eth­no­gra­phiques comme espace de trac­tion

Com­ment envi­sa­ger les musées comme des espaces qui ne se contentent pas de main­te­nir les rela­tions pré­exis­tantes, mais tentent d’établir des connexions encore impos­sibles pour le moment ? Lors de son inter­ven­tion, le théo­ri­cien David Dibo­sa pren­dra comme point de départ l’œuvre vidéo La Java­naise (2012), réa­li­sée par l’artiste néer­lan­daise Wen­de­lien van Olden­borgh au Tro­pen Museum d’Amsterdam. Dibo­sa met­tra en avant la notion de « trac­tion objec­tive », idée selon laquelle en tra­vaillant contre le contexte muséal, on peut consi­dé­rer que les objets sont consti­tu­tifs de leur propre dis­cours et qu’ils attirent les spec­ta­teurs vers eux, pro­dui­sant ain­si des rela­tions inat­ten­dues, fon­dées sur leur spé­ci­fi­ci­té.

16h40-17h : conver­sa­tion avec le public

17h00-17h30 : "P.I.T. : Pre­vious­ly In Tomor­row" (sai­son 1) est une sit­com d’art contem­po­rain créée par Elsa Michaud & Gabriel Gau­thier, où des pro­ta­go­nistes expo­sés tâchent de pro­po­ser des formes sur le tas. En pré­sen­tant assi­dû­ment l’inventaire de leurs der­nières expé­riences et réfé­rences toutes confon­dues, ils tentent de pro­gram­mer un réper­toire de la per­for­mance pour centre d’art imma­té­riel.

17h30-18h : Dis­cus­sion publique modé­rée par Lotte Arndt.

18h : Apé­ri­tif

A PROPOS DES INTERVENANTS

Bian­ca Bal­di (1985, Johan­nes­bourg, Afrique du Sud) est une artiste qui vit et tra­vaille à Bruxelles et à Frank­fort. Elle a reçu sa licence en art au Michae­lis School of Fine Art, Cape Town. Elle a pour­sui­vi ses études à la Stä­del­schule à Frank­fort. Ses ins­tal­la­tions vidéos révèlent les fils nar­ra­tifs négli­gés et les struc­tures de pou­voir cachées. En se concen­trant sur les arte­facts cultu­rels et socio­lo­giques spé­ci­fiques, le tra­vail de Bal­di se concentre sur des intrigues his­to­riques dont elle révèle les rami­fi­ca­tions com­plexes de l’influence poli­tique, éco­no­mique et cultu­relle. Par­mi ses expo­si­tion récentes et à venir on compte la 11ème Bien­nale de Shan­gaï, CN)(2016) Pure Breaths, Swim­ming Pool Pro­jects, Sofia (BG) (2016), Eyes in the back of your head (an incan­ta­tion), Musée Eth­no­gra­phique de Slo­vé­nie, (SL) (2016), The Image Gene­ra­tor II, Extra City Kuns­thal, Ant­werp (BE) (2016), Open House, Kunst­ve­rein Braun­sch­weig (DE) (2015), 19ème Fes­ti­val d’Art SESC Video­bra­sil, São Pao­lo (BR) (2015), Sigh­tings, KZNSA, Dur­ban (ZA) (2015),8ème Bien­nale d’Art Contem­po­rain de Ber­lin au K, Ins­ti­tut pour l’art contem­po­rain, Ber­lin (DE) (2014), Zero Lati­tude au Goethe Ins­ti­tut, Johan­nes­burg (ZA)(2014).

Brit­ta Lange a reçu son doc­to­rat en sciences cultu­relles à l’université Hum­boldt-Uni­ver­sität de Ber­lin en 2005, où elle a aus­si vali­dé son habi­li­ta­tion à diri­ger les recherches. Elle a été cher­cheuse en post-doc­to­rat à l’Institut Max Planck pour l’Histoire des Sciences (2005–07) et cher­cheuse à l’Académie des Sciences de Vienne (2008–2010). Depuis 2014 elle est maî­tresse de confé­rence à l’Institut d’Histoire et de théo­rie de la culture à l’Humboldt-Universität de Ber­lin. Pour l’année uni­ver­si­taire 2015–2016, elle occupe la chaire Wolf­gang Schäff­ner, his­toire du savoir et de la culture.

Ses recherches se concentrent sur l’histoire et les tech­niques cultu­relles, le colo­nia­lisme et l’approche post-colo­nia­liste, les pre­mières pho­to­gra­phies, films et docu­ments sonores. Elle a publié à de nom­breuses reprises sur l’histoire et la théo­rie des col­lec­tions, et notam­ment avec Mar­git Ber­ner and Anette Hoff­mann Sen­sible Samm­lun­gen. Aus dem anthro­po­lo­gi­schen Depot (2011) et en 2013, Die Wie­ner For­schun­gen an Krieg­sge­fan­ge­nen 1915–1918. Anthro­po­lo­gische und eth­no­gra­fische Ver­fah­ren im Lager.

Dr. David Dibo­sa est co-auteur de Post-Cri­ti­cal Museo­lo­gy: Theo­ry and Prac­tice in the Art Museum (Rout­ledge, 2013). Il se forme au com­mis­sa­riat d’exposition après avoir reçu son diplôme du Gir­ton Col­lege, Cam­bridge. Il a obte­nu son doc­to­rat en his­toire de l’art à Gold­smith, Uni­ver­si­ty of Lon­don, pour une thèse inti­tu­lée Reclai­ming Remem­brance: Art, Shame and Com­me­mo­ra­tion. Dans les années quatre-vingt dix, David Dibo­sa a été com­mis­saire pour des pro­jets d’art public, dont In Sight In View, un pro­jet de pan­neau d’affichage à Bir­min­gham City, (Angle­terre) ; ain­si que pour un parc de sculp­tures dans les West Mid­lands anglais. Il a ensei­gné comme maître de confé­rence la théo­rie de l’art au Wim­ble­don Col­lege of Art, Uni­ver­si­ty of the Arts Lon­don. Il est actuel­le­ment en poste à UAL, où il est char­gé de cours en muséo­lo­gie et dirige le mas­ter Cura­ting & Col­lec­tions au Chel­sea Col­lege of Arts.

Cet évé­ne­ment est orga­ni­sé dans le cadre du Goethe Ins­ti­tut Fel­low­ship 2016, un pro­gramme de bour­ses à des­ti­na­tion de com­mis­sai­res d’expo­si­tion alle­mands, créé conjoin­te­ment par le Goethe-Ins­ti­tut et la Vil­la Vas­si­lieff. Pour sa pre­mière édi­tion, la bourse est attri­buée à Lotte Arndt, com­mis­saire, théo­ri­cienne, écri­vaine et ensei­gnante venue de Cologne, en conver­sa­tion avec la Tem­po­ra­ry Gal­le­ry (Cologne, Alle­magne), pour son pro­jet "Si nous habi­tions un seuil".

Plus d'informations ici : http://www.villavassilieff.net/Lotte-Arndt-Goethe-Ins­ti­tut-Fel­low­ship-2016

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"DISQUIET OBJECTS, MINING REIFICATION"

A stu­dy day orga­nized by Lotte Arndt (theo­re­ti­cian, Goethe Ins­ti­tut Fel­low at Vil­la Vas­si­lieff).
With Bian­ca Bal­di (artist), David Dibo­sa (art his­to­rian, cura­tor), Brit­ta Lange (resear­cher), Kers­tin Stoll (artist), and Elsa Michaud & Gabriel Gau­thier (artists).

 

PROGRAM

2–2.10 p.m. : Wel­come by Vil­la Vas­si­lieff

2.10–2.25 p.m. : Intro­duc­tion by Lotte Arndt (theo­re­ti­cian, Goethe Ins­ti­tut Fel­low at Vil­la Vas­si­lieff)

2.25–2.55 p.m. : Brit­ta Lange (resear­cher in Cultu­ral Stu­dies, Ber­lin)
“Racial Casts” as sen­si­tive col­lec­tions. In conver­sa­tion with Kers­tin Stoll (artist).

Plas­ter casts of “forei­gn”, “natu­ral” and colo­ni­zed people from the nine­teenth and late 20th cen­tu­ry are part of many Euro­pean anthro­po­lo­gi­cal col­lec­tions, museums and aca­de­mic ins­ti­tutes. These “race repre­sen­ta­tions” ser­ved as scien­ti­fic objects to e.g. mor­pho­lo­gi­cal stu­dies, and as spec­ta­cu­lar show­pieces to the public in Euro­pean metro­poles. As the casts were pro­du­ced from living people under pre­ca­rious condi­tions, they should be consi­de­red as sen­si­tive col­lec­tions that today require a sen­si­tive dis­cus­sion. Brit­ta Lange’s contri­bu­tion will ela­bo­rate the case of plas­ter casts made by Otto Finsch in “Micro­ne­sia” in 1882, just before the offi­cial Ger­man colo­ni­za­tion. The nega­tive forms of the casts are today kept in Ber­lin whe­reas copies of the posi­tives might cir­cu­late in other places.
2.55–3.10 p.m. : Dis­cus­sion with the audience

3.10–3.40 p.m. : Bian­ca Bal­di (artist, Brus­sels)
De Brazza’s Mon­key

In her ongoing artis­tic research Bian­ca Bal­di unfolds a face to face situa­tion bet­ween an une­qual duo, held toge­ther by a sha­red name. Zero Lati­tude, a work that the artist pur­sues since 2014, focuses on the French explo­rer Pierre Savor­gnan de Braz­za (1852–1905) and a pri­mate that was named after him. Braz­zas Mon­key, or Cer­co­pi­the­cus neglec­tus is an Old World mon­key ende­mic to the wet­lands of cen­tral Afri­ca. While de Braz­za tra­verses cen­tral Afri­ca with a lot of equip­ment that takes the fore­ground of the pic­tures, the mon­key observes the trip. The fea­tures attri­bu­ted to the tra­ve­ling Euro­pean with his colo­ni­zing mis­sion (such as the care­ful­ly deployed field-bed desi­gned by Louis Vuit­ton), are desi­gned to oppose the explo­rer to the mon­key, as part of nature, the jungle. Still, as Bal­di remarks, “the crea­tures scent reminds him of his own” and in moments of inat­ten­tion, a “like­ness without social res­tric­tion” occurs.

3.40–3.55 p.m. : Dis­cus­sion with the audience

3.55–4.10 p.m. : Break

4.10–4.40 p.m. : David Dibo­sa (art his­to­rian and cura­tor, Lon­don)

Return to "La Java­naise": Eth­no­gra­phic museums as spaces of trac­tion

How can we envi­sage museums as spaces that not only uphold exis­ting rela­tions but also point towards connec­tions not yet made pos­sible? In his pre­sen­ta­tion, cultu­ral theo­rist David Dibo­sa dis­cusses the moving-image work, La Java­naise (2012). Direc­ted by Dutch moving-image artist, Wen­de­lien van Olden­borgh, the work is set in Amsterdam's Tro­pen Museum. Dibo­sa will put for­ward a notion of 'object trac­tion' — the idea that by wor­king against museum contex­tua­li­sa­tion, objects can be seen as consti­tu­tive of their own dis­course: dra­wing people towards them to pro­duce unex­pec­ted rela­tions, based on their spe­ci­fi­ci­ties.

4.40–5.00 p.m. : Dis­cus­sion with the audience

5.00–5.30 p.m. : PIT : Pre­vious­ly In Tomor­row (sea­son 1) is a contem­po­ra­ry art sit­com airing live crea­ted by Elsa Michaud & Gabriel Gau­thier, in which the expo­sed pro­ta­go­nists attempt to pro­pose forms as they go along. By keen­ly pre­sen­ting an inven­to­ry of their last expe­riences and refe­rences alto­ge­ther, the per­for­mers aim at pro­gram­ming a per­for­mance reper­to­ry for an imma­te­rial art cen­ter.

5.30–6.00 p.m. : Public dis­cus­sion mode­ra­ted by Lotte Arndt.

6.00 p.m. : Drinks

ABOUT THE SPEAKERS
Bian­ca Bal­di (1985, Johan­nes­burg, South Afri­ca) is an artist who lives and works in Brus­sels and Frank­furt. She com­ple­ted her Bachelor’s of Art at the The Michae­lis School of Fine Art, Cape Town, and pur­sued her post­gra­duate stu­dies at the Stä­del­schule in Frank­furt am Main. Her video ins­tal­la­tions reveal over-loo­ked nar­ra­tive strands and the hid­den struc­tures of power. By focu­sing on spe­ci­fic cultu­ral or socio­lo­gi­cal arte­facts, in Baldi’s work his­to­ri­cal plots reveal com­plex webs of poli­ti­cal, eco­no­mic and cultu­ral influence.
Recent and upco­ming exhi­bi­tions include; 11th Shan­ghai Bien­nale, Shan­ghai (CN)(2016) Pure Breaths, Swim­ming Pool Pro­jects, Sofia (BG) (2016), Eyes in the back of your head (an incan­ta­tion), Slo­ve­nian Eth­no­gra­phic Museum, (SL) (2016), The Image Gene­ra­tor II, Extra City Kuns­thal, Ant­werp (BE) (2016), Open House, Kunst­ve­rein Braun­sch­weig (DE) (2015), 19th Contem­po­ra­ry Art Fes­ti­val SESC Video­bra­sil, São Pao­lo (BR) (2015), Sigh­tings, KZNSA, Dur­ban (ZA) (2015),The 8th Ber­lin Bien­nale of Contem­po­ra­ry Art at KW Ins­ti­tute for Contem­po­ra­ry Art, Ber­lin (DE) (2014), Zero Lati­tude at the Goethe Ins­ti­tut, Johan­nes­burg (ZA)(2014).

Brit­ta Lange recei­ved her Phd in cultu­ral science from Hum­boldt-Uni­ver­sität zu Ber­lin in 2005, where she also com­ple­ted her Habi­li­ta­tion in 2012. She was a post-doc­to­ral research fel­low at the Max Planck Ins­ti­tute for the His­to­ry of Science in Ber­lin (2005–07) and a Lise Meit­ner research fel­low at the Ins­ti­tute of Social Anthro­po­lo­gy at the Aus­trian Aca­de­my of Sciences in Vien­na (2008–2010). Since 2014 she is a lec­tu­rer at the Ins­ti­tute for the His­to­ry and Theo­ry of Culture at Hum­boldt-Uni­ver­sität Ber­lin. During the term 2015/16 she covers the pro­fes­sor­ship for Wolf­gang Schäff­ner, his­to­ry of know­ledge and culture.
Her research focuses on cultu­ral his­to­ry and cultu­ral tech­niques, colo­nia­lism and post­co­lo­nial approaches, ear­ly pho­to, film and sound docu­ments. She publi­shed wide­ly on the his­to­ry and theo­ry of col­lec­tions, among others toge­ther with Mar­git Ber­ner and Anette Hoff­mann: Sen­sible Samm­lun­gen. Aus dem anthro­po­lo­gi­schen Depot (2011), and in 2013, Die Wie­ner For­schun­gen an Krieg­sge­fan­ge­nen 1915–1918. Anthro­po­lo­gische und eth­no­gra­fische Ver­fah­ren im Lager.

Dr. David Dibo­sa is co-author of Post-Cri­ti­cal Museo­lo­gy: Theo­ry and Prac­tice in the Art Museum(Routledge, 2013). He trai­ned as a cura­tor, after recei­ving his first degree from Gir­ton Col­lege, Cam­bridge. He was awar­ded his PhD in Art His­to­ry from Gold­smiths, Uni­ver­si­ty of Lon­don, for a the­sis tit­led, Reclai­ming Remem­brance: Art, Shame and Com­me­mo­ra­tion. During the 1990s, David cura­ted public art pro­jects, inclu­ding In Sight In View, a bill­board pro­ject in Bir­min­gham City, England, as well as a sculp­ture park in the English West Mid­lands. From 2004–2008, he was Senior Lec­tu­rer in Fine Art Theo­ry at Wim­ble­don Col­lege of Art, Uni­ver­si­ty of the Arts Lon­don. He remains at UAL, where he is now Rea­der in Museo­lo­gy and Course Lea­der for MA Cura­ting & Col­lec­tions at Chel­sea Col­lege of Arts.