Journée d'étude internationale, 3e volet du Cycle "Les mots de la science à la Renaissance", organisée dans le cadre du Programme de recherche MSHA "Formes du savoir"

Cycle de journées d’étude :
« Les mots de la science à la Renaissance »

« L’on ne doibt faire difficulté d’essayer tous experiments »: L’expérience et ses mots à la Renaissance

Journée d’étude internationale
Organisée par Violaine Giacomotto-Charra (UBM – MSHA), Myriam Marrache-Gouraud (Brest-UBO)
et Jacqueline Vons (Université François-Rabelais, Tours)

dans le cadre du programme "Formes du savoir"

Vendredi 17 octobre 2014 –

Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine

Salle 2. 9h – 17h30

affiche expérience jpeg

 

Programme

Mati­née

Pré­si­dence : Sabine Rom­me­vaux (CNRSSPHERE) 9h – Jac­que­line Vons (Uni­ver­si­té Fran­çois Rabe­lais, Tours)

Intro­duc­tion

9h30 – Her­vé Bau­dry (Cen­tro de Histó­ria da Cultu­ra, Uni­ver­si­dade Nova de Lis­boa)

Expé­rience” contre “expé­rience” : l’apologie de la méde­cine par Antoine Mar­tin contre le cha­pitre II, 37 des Essais de Mon­taigne.

10h – Cathe­rine Lisak (Uni­ver­si­té Bor­deaux-Mon­taigne) Quel sens don­ner à l’expérience chez Fran­cis Bacon ?

10h30 : dis­cus­sion et pause
11h15 – Valé­rie Worth-Sty­lia­nou (Tri­ni­ty Col­lege, Oxford)

Le thème de l’expérience dans les trai­tés de méde­cine et de chi­rur­gie tra­duits en fran­çais au XVIe siècle.

11h45 – Michael Stol­berg (Ins­ti­tut für Ges­chichte der Medi­zin, Würz­burg)

The lan­guage and prac­ti­cal appli­ca­tion of “expe­rience” in six­teenth-cen­tu­ry phy­si­cians’ prac­tice records.

12h15 – Dis­cus­sion

 

Après-midi

Pré­si­dence : Pas­cal Duris (Uni­ver­si­té de Bor­deaux) 14h – Juliette Fer­di­nand (Uni­ver­si­tà degli Stu­di di Vero­na)

Pra­tique vs Théo­rie dans l’œuvre de Ber­nard Palis­sy, de l’art à l’épistémologie.

14h30 – Michel Pre­tal­li (Uni­ver­si­té de Franche-Com­té)
La notion d’expérience dans la lit­té­ra­ture mili­taire ita­lienne de la fin du XVIe siècle.

15h : dis­cus­sion et pause

15h45 – Laurent Paya (Uni­ver­si­té Fran­çois-Rabe­lais, Tours, CESR) Expé­riences et secrets agro­no­miques dans le Jar­di­nage (1578) d’Antoine Mizault.

16h15 – Auré­lien Ruel­let (Uni­ver­si­té Fran­çois-Rabe­lais, Tours) Le sys­tème des pri­vi­lèges d’invention et l’expérience .

16h45 : dis­cus­sion et conclu­sion de la jour­née

 

Résumés

MATINÉE

Jac­que­line Vons (Uni­ver­si­té Fran­çois-Rabe­lais-Tours) : Intro­duc­tion

Her­vé Bau­dry (Cen­tro de Histó­ria da Cultu­ra, Uni­ver­si­dade Nova de Lis­boa)
« “Expé­rience” contre “expé­rience” : l’apologie de la méde­cine par Antoine Mar­tin contre le cha­pitre II, 37 des Essais de Mon­taigne »

« Je sçay par expe­rience, et que les ref­forts pro­duisent des vents, et que les feuilles du sené laschent le ventre : je sçay plu­sieurs telles expe­riences : comme je sçay que le mou­ton me nour­rit, et que le vin m’eschauffe » : c’est sur ce pas­sage des Essais que le méde­cin Antoine Mar­tin lance l’apologie de son art puis réfute les idées de ce scan­da­leux contemp­teur de la méde­cine (L’Excellence, uti­li­té, neces­si­té et cer­ti­tude de la mede­cine. Avec la responce aux calom­nies conte­nuës au 37. Cha­pitre du second livre des Essaiz du Sieur de Mon­taigne, Vannes, De l’imprimerie de Jean Bour­re­lier, 1610).

La notion d’expérience, récur­rente dans le cha­pitre des Essais, se trouve au cœur du dis­po­si­tif mon­tai­gnien comme dans la contre-argu­men­ta­tion de son adver­saire. Il convien­drait donc d’en ana­ly­ser les emplois, de cer­ner les ter­rains d’entente et sur­tout les diver­gences, chez l’un et l’autre afin de cher­cher à tra­cer l’aire et les limites de l’orthodoxie médi­cale face à l’antiscientifisme mon­tai­gnien et la rup­ture, notam­ment anthro­po­lo­gique, qui l’accompagne.

Cathe­rine Lisak (Uni­ver­si­té Bor­deaux-Mon­taigne)
« Quel sens don­ner à l’expérience chez Fran­cis Bacon ? »

Cette com­mu­ni­ca­tion se pro­pose d’explorer la varié­té et la com­plexi­té de la notion d’expérience chez Fran­cis Bacon. Bacon hérite d’un terme qui est en évo­lu­tion, et dont il contri­bue à la redé­fi­ni­tion. Ain­si, lorsque Bacon a recours au terme anglais “expe­rience”, celui-ci peut tan­tôt tendre vers le sens déjà archaï­sant d’une expé­ri­men­ta­tion ou d’une démons­tra­tion (Bacon par­tage alors la langue de Sir Wal­ter Raleigh notam­ment) ; tan­tôt il penche vers une notion plus moderne et encore actuelle d’une obser­va­tion ou d’une par­ti­ci­pa­tion directe aux évé­ne­ments, mais aus­si de l’état, l’étendue, de la durée ou

du résul­tat à l’issue d’une acti­vi­té qui condui­rait vers une appro­ba­tion dans le milieu scien­ti­fique – or ce der­nier point nous ramène vers un sens à son tour vieillis­sant et, par ailleurs, deve­nu aujourd’hui obso­lète. Que ce soit dans ses Essais, ou dans ses mul­tiples tra­vaux dits scien­ti­fiques ou juri­diques, Fran­cis Bacon intel­lec­tua­lise cette notion qu’il intègre à tous les niveaux de sa méthode. C’est aus­si un concept qui demeure à ses yeux fort concret, lorsqu’il le pro­jette sur son public/lecteur afin de redé­fi­nir (ou de for­ma­ter) son inter­lo­cu­teur de l’avenir. Notre tra­vail consis­te­ra à iden­ti­fier les dif­fé­rents emplois du terme dans son œuvre ; nous nous attar­de­rons non seule­ment à la signi­fi­ca­tion lin­guis­tique que Bacon recon­naît ou façonne dans cette notion, mais à la valeur métho­do­lo­gie qu’il lui attri­bue au sein d’une réflexion scien­ti­fique.

Valé­rie Worth-Sty­lia­nou (Tri­ni­ty Col­lege, Oxford)
« Le thème de l’expérience dans les trai­tés de méde­cine et de chi­rur­gie tra­duits en fran­çais au XVIe siècle »

Cette com­mu­ni­ca­tion se pro­pose d’étudier la notion d’expérience en s’appuyant sur les trai­tés de méde­cine et de chi­rur­gie qui ont été tra­duits en fran­çais au XVIe siècle. En jus­ti­fiant le choix des textes à tra­duire afin de les faire décou­vrir à un nou­veau public, les tra­duc­teurs – pour la plu­part eux-mêmes hommes de l’art – ont été ame­nés à réflé­chir dans leurs pré­faces sur la notion d’expérience. Cette enquête nous per­met­tra, plus par­ti­cu­liè­re­ment, de cer­ner l’évolution des débats entre le savoir livresque venant de l’Antiquité et les nou­velles décou­vertes appor­tées sur­tout par les ana­to­mistes, mais éga­le­ment par les para­cel­sistes. Nous confron­te­rons donc d’un côté ceux qui croient que l’expérience s’avère tou­jours infé­rieure à la théo­rie – tel Anneau, tra­duc­teur en 1554 de Conrad Ges­ner, qui s’emporte contre « les Medi­ca­teurs par expe­rience sans rai­son » — et d’autre part ceux pour qui l’expérience per­met jus­te­ment de remettre en ques­tion les idées acquises – tel Has­sart, qui affirme en 1567 dans sa tra­duc­tion de Para­celse que la chi­rur­gie « ne consiste pas seule­ment en spe­cu­la­tion ou theio­rique, mais prin­ci­pa­le­ment en expe­rience et usance ».

Michael Stol­berg (Ins­ti­tut für Ges­chichte der Medi­zin — Würz­burg)
«The lan­guage and prac­ti­cal appli­ca­tion of “expe­rience” in six­teenth-cen­tu­ry phy­si­cians’ prac­tice records »

Dra­wing on lite­ral­ly thou­sands of pages with notes and obser­va­tions about medi­cal prac­tice and indi­vi­dual cases which have come down to us in the note­books and hand­writ­ten case col­lec­tions of six­teenth-cen­tu­ry phy­si­cians, first of all the Bohe­mian poly­graph Georg Handsch, I would like to trace their usage of terms like “expe­rien­tia” (and the cor­res­pon­ding verb forms), “expe­ri­men­tum”, “per­icu­lum”. The mea­ning of “expe­rien­tia”, in this medi­cal, prac­ti­cal context was basi­cal­ly two­fold : it could be used to des­cribe an indi­vi­dual obser­va­tion or the cumu­la­tive results of repea­ted obser­va­tions. “Expe­ri­men­tum”, by contrast, was used above all as a gene­ral term for any spe­ci­fic drug that was obser­ved or thought to have been pro­ven effi­ca­cious in cer­tain diseases. Occa­sio­nal­ly, it could, like “per­icu­lum”, also refer, in a more “modern” sense, to the expli­cit tes­ting of a cer­tain medi­cine, howe­ver. I would like to link this seman­tic ana­ly­sis with an over­view of the epis­te­mo­lo­gi­cal prac­tices in which they had their place.

APRÈS-MIDI

Juliette Fer­di­nand (Uni­ver­si­tà degli Stu­di di Vero­na)

« Pra­tique vs Théo­rie dans l’œuvre de Ber­nard Palis­sy, de l’art à l’épistémologie »

Dans l’œuvre de Ber­nard Palis­sy (1510–1590), les notions de théo­rie et pra­tique revêtent une telle impor­tance qu’elles deviennent les deux pro­ta­go­nistes du dia­logue inti­tu­lé la Recepte véri­table (1563), dans lequel l’auteur expose ses convic­tions en matière de phi­lo­so­phie natu­relle, d’art et d’architecture. Que ce soit dans le domaine des sciences comme dans celui de l’art, la reven­di­ca­tion de la pra­tique est le leit­mo­tiv de cet artiste uni­ver­sel, non seule­ment parce qu’elle est au cœur de son approche des « secrets de Nature », mais parce qu’elle est por­teuse d’une valeur morale qu’il décline de manière récur­rente. À tra­vers l’opposition mise en scène par l’auteur entre Pra­tique et Théo­rique, nous nous inter­ro­ge­rons sur les enjeux de ces mots en rela­tion avec l’affirmation des pro­fes­sions « méca­niques » dans la for­ma­tion du savoir à l’époque moderne, et sur leur pro­fon­deur séman­tique, qui atteint chez Palis­sy une dimen­sion méta­phy­sique.

Michel Pre­tal­li (Uni­ver­si­té de Franche-Com­té)
« La notion d’expérience dans la lit­té­ra­ture mili­taire ita­lienne de la fin du XVIe siècle »

Dans la seconde moi­tié du XVIe siècle, les défaites mili­taires des États ita­liens influencent de façon consi­dé­rable la réflexion sur l’art de la guerre, ren­for­çant notam­ment le rôle pre­mier de l’efficacité dans ce domaine. S’agissant d’une qua­li­té que l’on peut faci­le­ment jau­ger par le constat d’un suc­cès obte­nu dans la pra­tique, elle est étroi­te­ment liée à l’expérience dont l’utilité abso­lue est una­ni­me­ment recon­nue par les auteurs des ouvrages mili­taires de l’époque. Or, après les bou­le­ver­se­ments pro­fonds subis par la dis­ci­pline depuis les der­nières années du XVe siècle, l’expérience et, plus géné­ra­le­ment, le rap­port entre théo­rie et pra­tique sont au cœur d’un vif débat entre les tenants d’approches radi­ca­le­ment dif­fé­rentes de l’art : les éru­dits huma­nistes, les mathé­ma­ti­ciens pra­ti­ciens et les hommes de ter­rain qui défendent leurs posi­tions res­pec­tives dans une pro­duc­tion lit­té­raire très impor­tante. Enquê­ter sur le sens que ces der­niers attri­buaient aux notion d’expérience ou de pra­tique montre com­ment, der­rière un accord appa­rent, se cachent des dis­sen­sions dont l’étude se révèle fer­tile pour la com­pré­hen­sion de l’évolution de l’art, mais aus­si pour celle de la culture huma­niste, tech­nique et pro­to-scien­ti­fique de la fin de la Renais­sance.

Laurent Paya (Tours, CESR)
« Expé­riences et secrets agro­no­miques dans le Jar­di­nage (1578) d’Antoine Mizault »

Le Jar­di­nage (1578) d’Antoine Mizauld (1510–1578), astro­logue et méde­cin de Mar­gue­rite de Valois, est un texte fon­da­teur de l’agronomie fran­çaise issu de la tra­duc­tion du Secre­to­rum agri enchi­ri­dion pri­mum, hor­to­rum curam […] paru en 1560. Igno­ré des his­to­riens, quand il ne fut pas accu­sé d’être l’œuvre d’un char­la­tan, ce trai­té vul­ga­ri­sa­teur est cal­qué sur le modèle des trai­tés d’économie rurale de l’Antiquité, mais il s’en dis­tingue non seule­ment car il est ciblé sur l’horticulture, mais aus­si car l’agronomie est pré­sen­tée comme une pra­tique “médi­ci­nale” à part entière, dont la fina­li­té est de soi­gner les plantes culti­vées. Comme son titre latin le sug­gère, le Jar­di­nage relève du cor­pus de la lit­té­ra­ture des secrets. Il

pro­pose en effet au lec­teur de péné­trer les arcanes de la pro­tec­tion des cultures hor­ti­coles par la redé­cou­verte de savoirs per­dus, prin­ci­pa­le­ment issus des Géo­po­niques grecques. La méthode de Mizault n’est pas seule­ment exé­gé­tique, puisqu’il tente de garan­tir la véra­ci­té de ses recettes antiques par des expé­ri­men­ta­tions menées in situ « en pre­sence de quelques miens amis qui s’enquièrent du secret des choses, les vou­lans cognoistre par expe­rience ». Par ailleurs, l’auteur rend compte de recettes mer­veilleuses, popu­laires ou de son inven­tion, qu’il teste sans invo­quer les Anciens. Cette construc­tion des savoirs agro­no­miques par l’expérience révèle une concep­tion de la réa­li­té à la fois empi­riste et sen­sua­liste, fon­dée sur l’idée que l’homme est la mesure de toutes choses. En rai­son de ces pers­pec­tives « cli­niques » et uni­ver­sa­listes, le Jar­di­nage pré­fi­gure les pro­to­coles expé­ri­men­taux scien­ti­fiques et tech­niques modernes de l’agronomie hor­ti­cole.

Auré­lien Ruel­let (Uni­ver­si­té Fran­çois Rabe­lais – Tours)
« Le sys­tème des pri­vi­lèges d’invention et l’expérience »

Dans cette com­mu­ni­ca­tion, nous nous pro­po­sons de mettre en regard les caté­go­ries de pen­sée et d’action mobi­li­sées d’une part par les admi­nis­tra­tions fran­çaise et anglaise et d’autre part par les savants et tech­ni­ciens dans la pre­mière moi­tié du XVIIe siècle. Depuis la Renais­sance, les États euro­péens délivrent des pri­vi­lèges d’exploitation exclu­sifs à des pro­cé­dés ou machines se pré­sen­tant comme des inven­tions. Les pro­cé­dures d’octroi de ces sta­tuts déro­ga­toires étaient par­fois assor­ties d’obligation d’éprouver l’efficacité du pro­cé­dé pro­po­sé, même si la pra­tique de l’examen préa­lable, fer­me­ment ins­ti­tué en France à la fin du XVIIe siècle, n’est pas encore d’actualité au début du siècle. Ain­si, conco­mi­tam­ment au déploie­ment d’un « dis­cours de l’expérience » (C. Licoppe) appa­raissent les linéa­ments de pra­tiques tech­no­cra­tiques au sein des­quels les experts (ingé­nieurs, gens de métiers, juristes) jouent un rôle crois­sant. Le mou­ve­ment est double : d’une part, le recours à l’État pour obte­nir des avan­tages juri­dic­tion­nels ou concur­ren­tiels ou des récom­penses a pour effet d’accréditer, voire d’anoblir, les pré­ten­tions des savants et des tech­ni­ciens ; d’autre part, les pro­cé­dures admi­nis­tra­tives de l’État se trouvent affer­mies par la mobi­li­sa­tion d’autorités scien­ti­fiques ou tech­niques. Cette dyna­mique, déjà étu­diée par Liliane Hilaire-Pérez pour la France, se soli­di­fie dans les pro­cé­dures d’examen de l’Académie des Sciences et dans l’idéologie baco­nienne de la Socié­té Royale de Londres.

L’administration de la preuve par l’expérience et la force de celle-ci dépen­daient étroi­te­ment de la qua­li­té du public. Chris­tian Licoppe ou Ste­ven Sha­pin ont déjà mon­tré l’importance que revê­tait la civi­li­té aris­to­cra­tique dans la bonne conduite des expé­riences. Les pro­cé­dures de déli­vrance des pri­vi­lèges ne dérogent pas à la règle et mobi­lisent le plus sou­vent des témoins de qua­li­té. Que signi­fie “faire expé­rience” dans le cadre des pro­cé­dures de déli­vrance de pri­vi­lèges, en France et outre- Manche ? Qui par­ti­ci­pait à de telles mises en scène ? En quoi ces expé­riences contri­buent-elles à façon­ner la culture expé­ri­men­tale de l’âge clas­sique et les pro­to­coles mis en œuvre par les savants ? Nous nous pro­po­sons de répondre à ces ques­tions à par­tir des ter­rains anglais et fran­çais, en mobi­li­sant notam­ment les résul­tats d’une thèse d’histoire récem­ment sou­te­nue à l’université de Tours, ain­si qu’à par­tir du ter­rain néer­lan­dais, qui a fait l’objet d’une enquête récente de Marius Buning.

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